Charlie Hebdo : Lorànt Deutsch accuse !

Au sujet de l’attentat contre Charlie Hebdo, tout Français devrait avoir son mot à dire. Des anonymes aux célébrités, tous décrient la monstruosité des frères Kouachi, cependant, certains accusent quand même la rédaction. Parmi ces derniers Lorànt Deutsch.

« C’est un acte irresponsable. »

Lors d’une interview accordée à Nice-matin et relayée par Le Figaro, Lorànt Deutsch, à l’instar de plusieurs autres célébrités, a donné son point de vue sur l’affaire Charlie Hebdo et sur la publication parue la semaine dernière : « C’est un nouvel outrage et, pour moi, un acte irresponsable au moment où l’on doit s’interroger sur le “vivre ensemble” appelé avec tant de force par la manifestation du 11 janvier dernier. » Pour cet acteur et écrivain français de 39 ans, la liberté d’expression ne devrait pas justifier le blasphème.

Toutefois, Lorànt Deutsch est Charlie !

« La liberté d’expression est totale, dans le respect des lois de la République. Mais on devrait réfléchir au délit de blasphème, qui a été aboli. », a interpellé Lorànt Deutsch avant de poursuivre : «  Je me sens insulté quand on s’en prend à ma religion. Ne confondons pas laïcité et anticléricalisme farouche. Vouloir opposer croyants et “pensants” comme si les premiers étaient des abrutis, cela me peine. » Toutefois, il soutient Charlie Hebdo, car rien ne justifie « la monstruosité des crimes ».

 « Laisser tranquilles les religions »

Comme Lorànt Deutsch, plusieurs autres français ont publiquement interpellé Charlie Hebdo pour les caricatures du prophète Mahomet. Samy Naceri demande de « laisser tranquilles les religions et d’arrêter de faire de la provocation ». D’un autre côté, Delfeil de Ton, un fondateur de Charlie Hebdo écrivait : « Les caricatures de Mahomet de septembre 2012. C’était “une provocation qui avait fait mettre nos ambassades en état de siège dans les pays musulmans, déployer toutes nos polices dans nos villes… Je posais la question à Charb  : “Sous le titre “Mahomet : une étoile est née !”, montrer un Mahomet, vu de trois quarts de dos, en position de prière, couilles pendantes et vit gouttant, en noir et blanc, mais avec une étoile jaune à l’anus, tournez-le dans tous les sens, en quoi est-ce drôle, spirituel ? »

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Jeannette Bougrab n’a pas fait ses derniers adieux à Charb !

Aucune séparation n’est facile surtout quand elle arrive de façon inattendue et définitive. Jeannette Bougrab a dû ressentir cette douleur.  Malheureusement, la compagne de Charb, n’a pas pu faire ses derniers adieux au journaliste pendant les obsèques de ce dernier.

Jeannette Bougrab s’est vue contredite par la famille de Charb lorsqu’elle a publiquement annoncé sa relation amoureuse avec Charb, le regretté dessinateur et directeur de publication de Charlie Hebdo. La famille du journaliste a en effet démenti publiquement « l’engagement relationnel de Charb avec Jeannette Bougrab ». Anéantie par cette dénégation selon Elle, Jeannette Bougrab a été hospitalisée au Val-de-Grâce.Elle  y était toujours lors des obsèques de Charb à Pontoise en Val-d’Oise le vendredi dernier.

« Nous avons vécu une belle histoire. »

Ce serait seulement le samedi suivant que Jeannette Bougrab est sortie de l’hôpital. Aurait-elle été à l’enterrement de Charb si elle n’était pas hospitalisée ? Certainement pas, puisque l’ancienne secrétaire d’État à la Jeunesse de Nicolas Sarkozy avait indiqué sur sa page Faceboob : « Pour mettre un terme à toute polémique, je n’irai pas à l’enterrement de Stéphane (Charb). Nous avons vécu une belle histoire. »

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L’un des fondateurs de Charlie Hebdo accuse Charb !

Delfeil de Ton, l’un des fondateurs de Charlie Hebdo, accuse Charb, le directeur de publication et dessinateur du journal satirique, d’avoir conduire la rédaction à cette fin macabre qui a plongé toute la France dans un deuil.

Le plus souvent, pour le repos de l’âme d’un défunt, l’on s’attarde sur les qualités de ce dernier et parle moins de ses défauts. Mais quand il faut interpeller selon Delfeil de Ton, il faut le faire, même quand cela peut être mal interprété. « Je vais être désagréable avec Charb. Je sais, ça ne se fait pas. », prévient Delfeil de Ton, l’un des fondateurs de Charlie Hebdo qui a quitté la rédaction en 1975 pour le Nouvel Observateur. Pour Delfeil, toute cette tragédie dans les locaux de Charlie Hebdo pouvait être évitée de la façon la plus simple qu’il soit. Pourquoi ? Il en veut pour preuve les propos de son ami Wollinski après l’incident dans les locaux du journal en 2011 suite à une caricature de Mahomet. « Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années mêmes, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il fallait pas le faire. », avait dit Wollinski tel que relayé par Europe 1.  Des propos dont Charb n’aurait pas tenu compte.

« Il fallait pas le faire, mais Charb l’a refait »

Autre exemple qui fait dire à Delfeil de Ton que ce drame aurait pu être évité : « Les caricatures de Mahomet de septembre 2012. C’était “une provocation qui avait fait mettre nos ambassades en état de siège dans les pays musulmans, déployer toutes nos polices dans nos villes… Je posais la question à Charb  : “Sous le titre “Mahomet : une étoile est née !”, montrer un Mahomet, vu de trois quarts dos, en position de prière, couilles pendantes et vit gouttant, en noir et blanc, mais avec une étoile jaune à l’anus, tournez-le dans tous les sens, en quoi est-ce drôle, spirituel ? »  C’est pourquoi il conclut en écrivant à l’endroit de celui qu’il qualifie de « tête de lard» : « Je t’en veux vraiment, Charb. Paix à ton âme. »

L’avocat de Charlie Hebdo accepte mal ces reproches !

Pour Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo, la chronique de Delfeil de Ton est de très mauvais goût. « Charb n’est pas encore enterré que L’Obs ne trouve rien de mieux à faire que de publier sur lui un papier polémique et fielleux. (…) Je refuse de me laisser envahir par de mauvaises pensées, mais ma déception est immense. », dénonce-t-il.

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La femme de Charb : « Il savait qu’il allait être assassiné… On aurait pu l’éviter. »

Le coeur encore endolori par la perte tragique de son mari, Jeannette Bougrab exprime son indignation, sa tristesse et sa colère. Car, selon elle ce drame aurait pu être évité.

« J’ai perdu l’être aimé »

« Je suis là en tant que femme qui a perdu son homme, qui a été assassiné par les barbares », a déclaré Jeannette Bougrab, secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de la vie associative sous Nicolas Sarkozy et compagne de Charb, le regretté directeur de publication de Charlie Hebdo. Sur le plateau du journal de 20 heures sur TF1, en proie au chagrin, elle ajoute : « Je l’appelais mon amour. Je n’ai pas perdu Charlie Hebdo, j’ai perdu l’être aimé. » Dans la douleur qui l’étripe, Jeannette Bougrab  garde la meilleure image de son bien-aimé: « C’était un combattant… un militant. Il voulait se tenir debout. Mais d’un autre côté, il avait fait une croix sur pas mal de choses dans sa vie privée. Il vivait avec la peur et il savait qu’il allait être un jour assassiné. »

« On les a stigmatisés »

Révoltée, Jeannette Bougrab accuse la France et tous les gens qui ont pointé du doigt Charlie Hebdo avant même le drame du 7 janvier. « Il a payé de sa vie, il a été assassiné, il a été exécuté et je ne veux pas que l’on prenne ça avec de la légèreté. Il savait quel était son combat… Maintenant, tout le monde se réunit autour de Charlie Hebdo, mais il y a quelques semaines encore on les accusait d’être islamophobes, on les accusait d’être racistes. On les a stigmatisés et pointés du doigt pour les faire assassiner », dénonce -t-elle avec le peu de force qui lui reste.

«Tout le monde est coupable ! »

 Jeannette Bougrab continue : « On a été coupable, la République a été coupable. Ils étaient systématiquement protégés par la police, recevaient des messages de haines sans que personne, dans l’indifférence, se lève pour les défendre. C’est la réalité, on aurait pu éviter ce massacre et on ne l’a pas fait.» Prévenante, l’ex-secrétaire d’État voulait même partir de la France avec Charb pour se protéger des risques qu’il encourait, mais le directeur de publication du journal satirique n’a jamais voulu quitter le territoire. C’est avec regret que Jeannette déclare : « Je pense que l’on aurait dû partir… »

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