Que vont penser les enfants de Booba des textes de leur père ?

Figure emblématique du gangsta rap à la française, Booba s’est souvent montré très cru et vulgaire dans ses textes. Aujourd’hui, à bientôt 39 ans, il est papa de deux enfants, Luna et Omar.

Trop vulgaire dans ce game !

Lorsque ceux-ci seront en âge de comprendre les rimes de leur père, qu’en penseront-ils ? « Ils en penseront rien du tout parce que moi je serai leur père quoi qu’il arrive, je les élève, et ils m’aimeront quoi qu’il arrive parce que je suis leur père. Et ça, ça n’a rien à voir. Je pourrais être Al Capone, ma fille c’est ma fille, elle m’aimera en tant que père », a répondu Booba au site oklm.com.

« De toute façon, je ne dis jamais des trucs qui ne me correspondent pas. Même si c’est salace ou un peu dur. Je parle jamais de viol ou de trucs comme ça. C’est toujours… On n’a jamais maltraité de femmes. Jamais », poursuit l’ancien membre du groupe Lunatic.

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Interview exclusive – Lorca : « Je suis inclassable »

Rappeur, entrepreneur, supporter du PSG… Lorca, originaire d’Argenteuil (Val d’Oise), ne manque pas de cordes à son arc. Nilmirum est parti à la rencontre de ce jeune homme de 30 ans, qui regorge de projets ambitieux.

Nilmirum – Peux-tu revenir sur les principales étapes de ton parcours dans la musique ?

Lorca – Mon premier street album, « La rage du ghetto », est paru le 14 novembre 2006. Il s’agissait d’un projet sur lequel j’avais invité des rappeurs tels que Larsen, Nasme, Moubaraka, Kamelancien ou encore Seth Gueko. J’avais rencontré la majorité de ces artistes dans l’émission de radio que j’animais à l’époque, « Quartier Libre », sur 98.fm IDFM RADIO ENGHIEN. Après un deuxième opus sorti en 2007, intitulé « La rage du ghetto II », j’ai fait un break, avant de revenir en 2011 avec une mixtape de 30 titres retraçant mon parcours, porté par le clip « Paris est magic ». Enfin, le 29 avril 2013, j’ai envoyé un autre street album, « Temps réel », en téléchargement légal.

Quelles ont été tes principales influences musicales ?

J’ai commencé par écouter beaucoup de rap américain avant d’être submergé par la vague Time Bomb, des gens comme Lunatic, Zoxea, Bustaflex, Oxmo Puccino, Arsenik… Sans oublier les légendaires IAM et NTM !

Dans le clip « Paris est magic », qui a été visionné près de 350 000 fois sur YouTube, tu apparais aux côtés de plusieurs joueurs ou anciens joueurs du PSG. Comment es-tu parvenu à les convaincre de tourner dans ta vidéo ?

Que ce soit, Nene, Bodmer, Matuidi, Bahebeck… Je ne les remercierai jamais assez d’avoir accepté de tourner ! Comme un simple supporter, je les ai abordé au Camp des Loges, leur centre d’entraînement. Certains avaient déjà entendu le titre au préalable, comme Mathieu Bodmer, qui avait mes disques. Concernant Jean-Christophe Bahebeck, j’ai commencé par discuter avec son père. Il m’a dit : « Ne bouge pas, je te ramène mon fils ». Et il a tenu parole ! D’ailleurs, il m’avait dit : « Ton morceau fera un carton ».

Ce clip a dû t’ouvrir un certain nombre de portes…

Sur le coup terme, c’est certain ! Plusieurs médias grand public en ont parlé, comme RMC ou France 2. TF1 a même utilisé la musique comme fond musical pour l’émission « L’affiche de la semaine ». Ça m’a ouvert les portes de plusieurs médias consacrés au foot. Après, sur du long terme, je me demande si je n’ai pas froissé un certain public, qui a jugé que je revendiquais peut-être trop mon côté supporter du PSG. Pourtant, je ne fais ça que pour le kiff, en mélangeant mes deux passions : la musique et le foot.

Le club du PSG t’a-t-il soutenu dans votre démarche ?

J’ai été déçu par la manière dont les dirigeants de l’époque ont abordé le clip. Robin Leproux, alors président du PSG, et Bruno Skropeta, alors directeur de la communication, m’avaient laissé entrevoir des opportunités. Ils devaient notamment relayer l’information au niveau des médias. Je sais qu’ils  avaient apprécié ce côté fédérateur qui ressortait du clip, sans aucun aspect malsain. La direction de l’époque recherchait ce genre d’état d’esprit. Lorsque les Qataris ont repris le club, à l’été 2011, je m’attendais à une petite attention. Il n’y en a eu aucune. J’ai carrément été snobé. Pour eux je suis inexistant. Enfin, peut-être pas tant que ça puisque j’ai reçu un coup de téléphone pour que je retire mon clip. On m’a reproché d’avoir tourné celui-ci à l’insu des joueurs ! J’ai halluciné. Être filmé dans une voiture avec un joueur, par exemple, je ne vois pas comment ça peut être à son insu. J’ai alors eu un sentiment étrange, celui d’être dans la peau du mauvais supporter qui veut « gratter » le PSG.

Tu as ensuite lancé la marque des supporters « Parisi1 ». Comment a germé cette idée ?

En 2013, j’ai constaté que beaucoup de supporters du PSG étaient habillés de la même manière. Moi qui ais toujours revendiqué mon amour pour ce club, je trouvais que ses supporters étaient trop facilement identifiables. Parfois, on aimerait bien soutenir le PSG mais sans trop afficher ce côté supporter. C’est cette première idée que je tente de développer avec la marque Parisi1, dont les prix sont très abordables. Car, comme je le dis souvent : « Revendiquer l’amour de son club, ça n’a pas de prix. Remplir son frigidaire, ça en a un ! ». J’ai donc choisi de trouver une alternative, à la fois en ce qui concerne l’aspect du style et l’aspect financier.

Quels sont les produits que tu proposes ?

La boutique en ligne va très prochainement ouvrir. Pour le moment, nous proposons des coques de téléphone ainsi qu’un large choix de T-Shirt. Dans les prochains mois, des bonnets, casquettes et polos seront également disponibles.

parisi1

lorca-paris

Tu semble être un jeune homme assez polyvalent. Comment comptes-tu percer dans les différents domaines dans lesquels tu exerces ?

Il faut déjà que je pénètre certains médias. Certains médias qui ne relaient que des artistes qui ont du buzz. Mais pour avoir du buzz, il faut déjà qu’on commence à parler de toi. C’est le principe du mec qui peut rentrer en boite parce qu’il fait partie des habitués. Mais comment fait-il pour être habitué si on ne le laisse pas rentrer au moins une fois ? Aujourd’hui, nous sommes dans une culture de buzz. Sans buzz, tu n’existes pas. Avec « Paris est magic », j’en ai fait car certains journalistes ont joué le jeu.

Revenons un peu à la musique. Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

Je suis sur une série de vidéos-freestyle, pour faire monter la sauce avant de sortir un album l’année prochaine. A l’heure actuelle, je suis un indépendant, je gère presque tout mon business seul, même si mon gars Naya Stark m’apporte une aide sérieuse. C’est mon associé pour la marque de vêtements. C’est même lui qui fait les design. Il est également beatmaker, notamment pour des artistes comme Mokobe, Ridsa, Gradur.

Comment définirais-tu ton style de rap ?

Sans vouloir me la raconter, je suis inclassable. On peut me considérer comme un artiste tout terrain et je ne parle pas uniquement de musique ici. Je suis à l’aise dans de nombreux domaines. Je sais animer une émission de radio, débattre de politique avec des gens qui ont un niveau d’études bien supérieur au mien, etc. Bref, je suis extrêmement polyvalent !

Pour suivre Lorca sur les réseaux sociaux :

www.facebook.com/lorcarap
www.twitter.com/lorcaofficiel

La chaine YouTube de Lorca : https://m.youtube.com/user/LorcaRapOfficiel

 

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Exclu – Sarahmée : « En tant que femme, je crois avoir ma place »

Il y a tout juste une semaine, Sarahmée sortait son premier album, baptisé « Légitime ». Nilmirum est parti à la rencontre de cette jeune artiste canadienne d’origine sénégalaise. Entretien. 

Comment se sont passés vos premiers pas dans la musique ?

Un peu comme tout le monde je crois. On accroche à un style musical puis, d’un coup, on a l’opportunité d’en faire. C’est ce qui m’est arrivé, je suis une grande fan de rap à la base. J’écrivais pour m’amuser puis un jour on m’a proposé d’aller en studio, et j’y suis allée !

Vous venez de sortir votre premier album, « Légitime ». Pourquoi avoir opté pour un tel titre ?

« Légitime », parce que je crois que cet album a sa place dans le paysage musical. Parce qu’en tant que femme aussi je crois avoir ma place. Les gens aiment bien remettre en question un projet quand c’est une femme. J’ai beaucoup d’influences musicales et, même si je passe de la pop au rap dans cet album, le tout est fait consciemment. Rien n’est laissé au hasard.

Vous venez de Montréal. Quelle est votre degré de notoriété au Canada ?

Je dirais qu’elle est grandissante, je suis dans le paysage musical depuis quelques années mais c’est mon premier projet complet avec plus de 10 titres. Donc le public est, ici aussi, en train de me découvrir pleinement sur « Légitime ».

Comment comptez-vous conquérir la France ?

Par ma musique, ma façon de créer des chansons. Grâce au son aussi, qu’on travaille avec mon équipe. Ici aussi, on prend notre temps pour bien amener mon univers et ne pas brûler d’étapes. Il y a de la place pour un nouveau visage dans le rap je pense !

« Plein de rappeurs ne perceront jamais ! »

Les rappeuses ont souvent du mal à se faire une place au soleil dans les charts. Comment l’expliquez-vous ?

Je ne sais pas. Cela dépend de l’image, du style et de plein de choses. C’est un mystère. Il n’y a pas de recette du succès. Mais je pense que, peut-être, les gens ont du mal à s’identifier à certains artistes. Le succès n’est pas donné à tous, tant pour les hommes que pour les femmes. Il y a pleins de rappeurs qui ne perceront jamais aussi !

Une rappeuse comme Diam’s manque-t-elle aujourd’hui au rap français ?

Je crois qu’elle a marqué son époque. C’est super ! Il faut maintenant assurer la relève.

Quels sont les artistes que vous écoutez le plus en ce moment (toutes sortes de musiques confondues) ?

The Weeknd, Florence and the machines, Nicki Minaj, et mon dernier album bien sûr (rires).

Vous êtes d’origine sénégalaise. Quel regard portez-vous sur la scène rap en Afrique ?

J’aime et je supporte les artistes africains, ce n’est facile pour personne mais la détermination amène loin. Il y a de beaux exemples de réussite dans le rap africain mais aussi dans d’autres styles musicaux.

Quel serait la carrière parfaite, celle dont vous rêvez ?

Celle que je bâtis en ce moment. Rien n’est plus beau que la réussite personnelle mais j’espère faire plein de concerts, partout où l’on m’accueillera.

sarahmée

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Booba s’est fait corriger à coups de ceinture par un autre rappeur ! (Photos)

Dans la nuit de mardi à mercredi, Booba et Dam16 en sont venus aux mains dans le quartier du Pont de Sèvres, situé dans la ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

L’année passée, les deux rappeurs s’étaient déjà clashés par réseaux sociaux interposés. La tension était depuis retombée, jusqu’à ce que Booba poste une photo de son visage, de profil, sur son compte Instagram. « Le fameux coup de ceinture!! Je suis entre la vie et la mort. Priez pour moi.. #fightfight », a commenté de manière ironique l’ancien membre du groupe Lunatic.

Le fameux coup de ceinture!! Je suis entre la vie et la mort. Priez pour moi.. #fightfight

Une photo publiée par KOPP92i In üs we trust (@boobaofficial) le

Rival historique de Booba, Rohff a immédiatement sauté sur l’occasion pour se moquer de « son meilleur ennemi ». « Devinez qui s’est fait corriger et fouetter par sa propre ceinture, que voici ? #LaZoukette #DAM16MaireDeBoulbi », a écrit le rappeur vitriot sur son compte Twitter, avant d’enchaîner avec : « Pas mal la photo prise de dos  entre vie et mort non mais corrigé fouetté oui#BluffeurDeMedia #Menteur #TaPasDeCardio ».

Pas besoin de 10 contre 1. Sur le net et sur le terrain #entredeuxinterviews #OKLM

Une photo publiée par KOPP92i In üs we trust (@boobaofficial) le

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JoeyStarr raconte avoir fait les 400 coups dans sa jeunesse

Expulsé à l’entrée du Canada la semaine dernière pour un casier judiciaire trop chargé, le rappeur JoeyStar est revenu sur ses premières dérives en tant qu’adolescent, et avoue avoir fugué pour son père et non à cause de lui.

Un vol de passeport

Alors qu’il décide de fuguer afin de se rendre à Venise en Italie, Didier Morville de son vrai nom, va décider de voler un passeport afin de passer tranquillement la frontière, comme il le raconte dans Followed Magazine. Des propos rapportés par PurePeople

« J’avais réussi à chourer mon passeport dans un tiroir et je suis parti avec des potes blacks, tous mineurs, qui avaient les papiers de leurs cousins. Arrivé en Italie on se retrouve à donner des cours de stretching à des rombières milanaises », a lancé le chanteur avant de reconnaître avoir été expulsé du pays en forme de botte et contraint de rejoindre le service militaire.

Plus tard dans l’entretien, il reconnaît que la musique et plus particulièrement le rap l’ont aidé à se sortir de cette situation précaire.

Un rap salvateur

« Le rap, c’était un truc de beuverie, et de graffiti surtout. On avait un truc libertaire, à aller sur les toits, dans les catacombes. L’effet de groupe était ultraporteur […] 93 NTM, c’était un bon groupe, d’une quarantaine de fouteurs de merde. Mais on faisait évidemment ça pour le kiff, on n’avait pas du tout saisi la portée du truc. », reconnaît le rappeur.

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Le rappeur JoeyStarr se fait refouler à l’entrée du Canada

Alors qu’il devait donner un concert dans le cadre des Francofolies de Montréal sur le territoire canadien, le rappeur JoeyStarr s’est tout simplement fait refouler par la douane locale pour des raisons pas très claires.

Une interdiction liée à son passé ?

Condamné à plusieurs peines de prison ferme et d’amendes depuis les années 1990, et notamment pour des faits de violence et de possession d’armes, ses affaires le liant à la justice française seraient la raison de ce refoulement.

Pour justifier cela, les autorités canadiennes l’ont informé « qu’il est interdit de territoire en vertu de l’alinéa 36(1)B du fait qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’il est un résident permanent ou un étranger qui est interdit de territoire pour grande criminalité parce qu’il a été déclaré coupable à l’extérieur du Canada, d’une infraction qui, commis (sic) au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d’un emprisonnement maximal d’au moins dix ans. »

Malgré tout, l’artiste français n’a pas manqué de communiquer à ce sujet, et ceci via son compte Instagram.

« Interdiction de rentrer sur le territoire canadien… Retour à la case départ surtout que j’étais déjà venu auparavant sans aucun problème… Le zèle est un cancer !!! »

Le natif de Saint Denis aura donc fait l’aller-retour, France – Canada pour rien !

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Clash Booba/Rohff : Rohff placé en garde à vue !

Hier, nous vous relations les derniers échanges houleux entre Rohff et Booba sur les réseaux sociaux. Le clash entre les deux rappeurs a totalement dégénéré…

Lundi, vers 18h15, un jeune homme de 19 ans travaillant dans la boutique parisienne Unkut, qui appartient à Booba, a été passé à tabac par une dizaine d’hommes. Selon Europe 1, le vendeur se trouve entre la vie et la mort après avoir essuyé de nombreux coups de poings et de pieds au visage.

« Trouves moi a paname sale pédale j’suis pas l’pao tu vas voir ! », avait écrit Booba sur Instagram. Rohff semble avoir pris les propos de son rival très au sérieux. Toujours selon la radio, il aurait été identifié parmi les assaillants de la boutique de vêtements. Vers 4h30 du matin, le rappeur originaire de Vitry-sur-Seine s’est présenté au commissariat en compagnie de son avocat et a été placé en garde à vue.

« Ca fait partie de l’histoire du rap, cette façon de s’affronter sur disque, mais quand ça sort du domaine artistique et que des gens qui s’affrontent physiquement, ce n’est plus du tout défendable ou compréhensible », a réagi le journaliste Olivier Cachin sur BFM TV.

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Rohff irrite Booba, il le clash violemment !

Le 11 avril dernier, Booba sortait le clip du titre « Une vie », issu de la réédition de son album « Futur ». Cette vidéo réalisée par Chris Macari a ensuite été parodiée par un internaute, utilisant une voix-off d’une publicité pour Ushuaïa.

Rohff a saisi cette occasion pour relancer son clash avec son meilleur ennemi. « Faut pas me montrer des vidéos comme ça.. J’suis obligé d’partager Ahahah des barres, bien vu c’est tout à fait ça, khey ‪#‎trop2NatureTuelaNature‬ ‪#‎Ushuaïabuzz‬ ‪#‎Viveleslikes‬ ‪#‎PDRGTOUR‬ », a écrit le rappeur originaire de Vitry-sur-Seine sur sa page Facebook.

rohff-clash

Booba n’a pas du tout apprécié l’humour de Rohff. « #fleur2diarrhèe ? C’est fleur de Tiaré gros golmon #wikipédia #segpa4life #tahitidouche lave toi la bouche avec pour masquer l’odeur de ma queue il est où le gangster qui règle pas ses comptes sur le net ? Trouves moi a paname sale pédale j’suis pas l’pao tu vas voir ! Sinon ça s’passe bien ta tournée #nostradanus il prédit l’avenir avec son cul #couilledebois #futursmicar #pdrg #padrédesrageux #kopp92i », a répliqué l’ancien membre du groupe Lunatic sur Instagram.

BOOBA vnr

L’origine du contentieux entre Booba et Rohff remonte au début de la dernière décennie. Le premier avait invité le second à participer à un titre de son  album « La vie avant la mort ». Finalement, le morceau ne sortira jamais officiellement. Reprochant à Booba d’avoir fait avorter la combinaison, Rohff s’est mis à lui envoyer des piques. Depuis, la guerre entre les deux rappeurs n’a jamais cessé.

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Exclu – Eklips : « Si Booba et Rohff se réconciliaient, ils pourraient remplir des stades ensemble ! »

Beatboxer, imitateur, rappeur : Eklips possède trois solides cordes à son arc. En exclusivité pour Nilmirum, le « Vocal DJ » revient sur son parcours et évoque son actualité.

Nilmirum – Vous avez commencé votre carrière il y a près de 20 ans. Quels en ont été les moments clés ?

Eklips – Je suis né en Bourgogne. Ma passion pour le hip hop a  démarré dans les années 90. A partir de 1998, j’allais sans cesse sur Paris, puis je me suis installé en région parisienne en 2003. Dès cette année-là, tout s’est accéléré pour moi. Au milieu des années 2000, j’ai sorti un street-album avec mon groupe de l’époque, Le Remède. Avec l’arrivée de YouTube, j’ai commencé à faire des vidéos. En 2008, j’ai eu l’opportunité de faire la tournée de NTM : JoeyStarr et Kool Shen avaient décidé de reformer leur groupe emblématique pour monter à nouveau sur scène. Cette tournée m’a rendu fou ! En solo, j’ai également eu l’opportunité de faire un certain nombre de dates à l’étranger. En 2012, j’ai sorti le EP « Skyzofrench Rap », basé sur un concept d’imitation, où je faisais moi-même mes featurings. Désormais, je m’apprête à faire paraître mon album, baptisé « Monster », le 12 mai prochain. Ce sera avec ma vraie voix cette fois !

Quel est l’artiste que vous avez le plus de facilités à imiter ?

C’est Booba. Morphologiquement, nos voix se ressemblent. Le cri de JoeyStarr fait aussi partie de mes rituels !

A l’inverse, avez-vous déjà renoncé à imiter quelqu’un parce que vous n’y arriviez pas ?

Non. J’essaie d’imiter tous les artistes que j’apprécie. Dans mon EP, j’ai un peu fait le tour de la question. J’ai parfois rencontré des difficultés à imiter quelqu’un mais j’ai toujours fini par y arriver. Par exemple, pour Youssoupha, ce n’était pas évident. Il ne suffit pas d’avoir un cheveu sur la langue (rires). Mon travail ne se limite pas à imiter la voix d’un artiste et la caricaturer.

Le beatboxing peine à se démocratiser en France. Comment l’expliquez-vous ?

C’est une bonne question. C’est tellement difficile à bien faire… Souvent, ça étonne les gens. Mais de là à en faire un business, c’est plus compliqué. Il n’est pas évident de conquérir un marché avec un disque consacré à cette discipline. Il s’agit surtout d’un délire à tester sur scène. Sur tout un album, ça deviendrait redondant. Le grand public penserait certainement écouter une machine.

Eklips Monster

Aujourd’hui, ne souhaiteriez-vous pas être reconnu comme un rappeur à part entière plutôt que comme un simple imitateur ?

Totalement ! Je souhaite être reconnu comme un rappeur à part entière qui sait faire des imitations. Après, je comprends que les gens me mettent dans la case « imitateur ». Peut-être que j’aurais besoin de trois albums pour être reconnu comme un artiste à part entière. Mais je sais que j’y arriverai ! La priorité, c’est de me faire plaisir avant tout !

 

« Si je fais un un morceau avec Snoop, les Français vont se réveiller »

 

Contrairement à ce que beaucoup de jeunes peuvent imaginer, il est compliqué de bien gagner sa vie en faisant du rap français. En ce qui vous concerne, parvenez-vous à vivre correctement grâce à votre art ?

J’arrive à en vivre, je suis un intermittent du spectacle. Ce n’est pas la fête tous les jours mais je m’en sors. Je tourne beaucoup, j’arrive à faire des dates un peu partout. J’ai notamment pu faire une tournée des clubs avec DJ Mouss en Asie. Nous avons été reçus comme des rois ! Pareil en Suisse. En France, même si ce n’est pas mort, c’est plus compliqué. Les organisateurs d’événements essayent toujours de « gratter ». Si demain, je fais un morceau avec Snoop Dogg (aujourd’hui devenu Snoop Lion, Ndlr), les Français vont se réveiller. Je serais alors appeler pour participer à tous les plus gros festivals alors que ça fait plus de 15 ans que je fais du beatbox…

Rohff n’a pas vraiment apprécié votre imitation de son rap sur le titre « La réconciliation »« Il imite très très mal, je lui ai déjà dit […] Il aura jamais mon flow, il peut imiter Eminem, Jay-Z, Busta Rhymes, moi il n’arrivera jamais à m’imiter. Faudrait qu’il se mêle un peu de ses fesses », a-t-il déclaré sur Skyrock. Pourquoi sa réaction a-t-elle été aussi vive ?

L’idée de ce morceau était de faire un son impossible. Faire poser Rohff et Booba sur le même titre, c’était un véritable challenge. Je voulais qu’il se passe quelque chose au niveau des paroles. Faire dire : « Je suis pour le mariage pour tous » à Rohff, c’était osé ! Malheureusement, il l’a pris au premier degré. Mais je suis persuadé qu’il a  l’impression que c’est vraiment lui qui le dit. Donc, c’est que je ne l’imite pas si mal. Honnêtement, je ne suis pas là pour profiter des clashs. Je possède une vraie mentalité hip hop. Ce morceau, Rohff l’a pris tellement à cœur : tout le monde a dû lui en parler. Je ne le voyais pas réagir en disant : « Respect, tu as tout déchiré ! ».

Booba a également déclaré ne pas aimer vos imitations. Cela vous affecte-t-il qu’une telle tête d’affiche du rap français ne « valide » pas votre talent ?

Ça ne me pose pas le moindre problème. Que ce soit Rohff ou Booba, ils sont dans un business. Moi, je les imite et je sais que ça doit les toucher parce que je le fais bien. C’est le public qui juge. Les pro-Rohff vont insulter, les pro-Booba également. Je peux comprendre. Il n’en demeure pas moins que le public kiffe. Après, je ne vais pas les imiter toute ma vie non plus. S’ils se réconciliaient, Booba et Rohff pourraient faire des stades ensemble. Au lieu de ça, ils continuent leurs conneries, ça me rend fou ! Ils refusent de se mélanger : c’est propre à la mentalité française. D’ailleurs Booba crache sur la France alors que la grande majorité de son public se trouve dans ce pays…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=993q2s9LPIQ[/youtube]

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Booba a tourné un clip à Miami avec Rick Ross !

Il y a quelques jours, Rick Ross a fait la promotion de son album « Mastermind » en France.

Rozay a ainsi dévoilé qu’il avait récemment tourné un clip avec Booba. « On s’est d’ailleurs vus dans mon studio à Miami il y a quelques semaines et on a tourné, dans ma ville, un clip dont je ne me souviens plus du nom… », a confié le rappeur américain au magazine Public.

Selon toute vraisemblance, Rik Ross fait allusion au titre « 1.8.7 », pour lequel Booba l’a invité à poser en featuring sur son album « Futur ».

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=0BVWrk9ipXE[/youtube]

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