Patrick Bruel justifie ses propos sur le FN

Souvenez-vous : au début du mois d’avril, Patrick Bruel avait déclenché une vive polémique en refusant de se produire dans les villes dans lesquelles les maires sont des élus FN.

« Pour qui se prend Patrick Bruel à refuser de se produire dans les villes FN ? », avait même réagi Gilbert Collard, dans « CPolitique », sur France 5. A l’occasion d’un face à face avec les lecteurs de La Voix du Nord, le chanteur de variétés a eu l’occasion de revenir sur ses propos.

« Y a-t-il une différence entre le FN de 1995 et celui d’aujourd’hui »

« J’ai dit en 1995 que je ne voulais pas me produire devant les représentants de la municipalité, c’est-à-dire les élus, cela n’a rien à voir avec le public. Je suis un républicain, je respecte totalement le scrutin. Je peux comprendre que des électeurs désespérés se tournent vers les sirènes du populisme mais, à titre personnel, je n’ai pas envie d’aller chanter devant cette institution. Y a-t-il une différence entre le FN de 1995 et celui d’aujourd’hui, une différence dans l’idéologie, dans les projets, la communication ? », a-t-il interrogé.

« Le premier parti de France, ce sont les abstentionnistes »

« Cette dernière est devenue bien différente, elle ne demande plus autant de provocation mais elle n’est là que pour masquer l’indigence d’un programme qui me paraît impossible. C’est opposé à mes valeurs mais je comprends qu’on puisse manifester sa colère dans les urnes. C’est une question de libre-arbitre de chacun. À Hénin-Beaumont, il y a surtout 100 % de gens qui n’ont pas voté. Le premier parti de France, et vous le verrez malheureusement aux Européennes, ce sont les abstentionnistes, c’est un vrai combat à mener. On ne peut pas laisser un pays se désintéresser à ce point de nos politiques et de la politique. C’est là où la démocratie est en danger. Il faut recrédibiliser la classe politique. Que les gens aient envie de prendre des positions », a poursuivi Patrick Bruel, qui n’a donc pas changé d’avis.

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