Stromae à la recherche de son père disparu : « une histoire personnelle »

Vous avez certainement tous dansé sur le morceau « Papaoutai » de Stromae. Pourtant, ce titre est triste dans le fond, puisqu’il évoque les difficultés d’un enfant à grandir sans père.

C’est exactement la situation dans laquelle s’est retrouvé le petit Paul Van Haver s’est retrouvée à partir de l’âge de 9 ans. En avril 1994, alors que la guerre faisait rage au Rwanda, le jeune garçon belge a appris le décès de son papa et l’hécatombe qui décimait quasiment toute sa famille élargie au cours du génocide au Rwanda.

Aujourd’hui encore, Stromae n’est pas encore parti sur les traces de son père, en Afrique. « Cette histoire-là m’est personnelle et quand j’irai sur les traces de mon père disparu je voudrais être seul et surtout pas médiatisé. Je ne suis pas Stromae, juste le petit Paul à la recherche de son papa. Cela n’appartient qu’à moi. Je ne suis ni un symbole ni un porte-drapeau », explique l’artiste de 29 ans au magazine Jeune Afrique.

« Je ne veux pas jouer à l’Africain« 

« Encore une fois c’est une affaire de pudeur. Je ne veux pas jouer à l’Africain, débarquer sur scène avec un ‘salut mes frères et soeurs’ tomber dans les clichés du retour aux racines et du ‘I love Africa’ alors que toute mon éducation, mon ‘making of’ je les ai reçu en Belgique, entre les quartiers nord de Bruxelles, et un pensionnat de jésuites en Ardenne. Sur le plan musical, c’est vrai je n’ai jamais été aussi proche de l’Afrique, mais je ne suis pas plus africain que je suis européen. Je suis de nulle part », assure Stromae, qui est l’un des plus gros vendeurs de disques de toute l’Europe ces derniers mois.

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