Pour Bernard-Henri Lévy, « Marine Le Pen » est « dangereuse » pour la France

Bernard-Henri Lévy, apprécié de certains et détesté par d’autres, s’est fait brosser le portrait par Benoît Duquesne dans un hors-série de «Complément d’enquête» sur France 2, relayé par Le Figaro.

Ce personnage public de la littérature française a donné sa vision du Front national (FN), le parti politique dirigé par Marine Le Pen qui vient d’en boucher un coin aux élections européennes à toute la classe politique française avec ses 25 % de voix. Pour Bernard-Henri Lévy, Marine Le Pen n’est pas différente de son père dans le message qu’elle véhicule. Il la trouve « Extraordinairement dangereuse » pour la république.

« …Qu’un parti post-fasciste et raciste qui est encore plein de néonazis et d’antisémites arrive à 25 % de voix, c’est un échec pour la France, c’est une honte pour nous tous. », dit-il. « … Le logiciel n’a pas changé depuis son père. C’est le même message, avec des styles différents. Et elle est d’autant plus dangereuse qu’il y a beaucoup de gogos qui tombent dans le piège d’un Front national soi-disant policé et civilisé. Marine Le Pen, à mes yeux, est un danger pour la République, pour la démocratie, pour la France. »

« …Cette femme n’aime pas la France »

Bernard-Henri Lévy ne tolère pas la ligne politique des Le Pen d’autant plus que les frontistes critiquent régulièrement la politique française à l’étranger. Avec un FN qui dénonce l’attitude de la France dans d’autres pays comme en Côte d’Ivoire, Libye, Syrie…, pour maintenir le principe d’égalité entre les peuples et l’indépendance de chaque pays, Bernard-Henri Lévy affirme que Marine Le Pen n’aime pas la France. « Oui. Cette femme n’aime pas la France. Elle prend toujours et systématiquement le parti de ses ennemis », assure-t-il, avant de citer : « C’est le cas en Syrie où elle prend le parti de Vladimir Poutine et de Bachar al-Assad. C’était le cas en Libye où elle défendait Kadhafi. Il y a, chez elle, une étrange propension à la trahison. Mais est-ce si étrange que cela, après tout? N’est-ce pas dans la manière et dans la culture de l’extrême droite traditionnelle? »

L’homme politique ou écrivain dénonce aussi la mise en examen de son ami Nicolas Sarkozy. Il rajoute à ce propos à la question « Selon vous, la fonction présidentielle est-elle aujourd’hui dénaturée? » : « Oui. Par l’odieux spectacle monté, hier soir [dans la nuit de mardi à mercredi, ndr], autour de la garde à vue de Nicolas Sarkozy. Quoi qu’on pense de l’ancien président de la République, cette mise en scène donnait la nausée. Ce n’est pas avec ce genre de provocations qu’on rendra aux Français le goût de la politique et leur place dans le monde. »

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